Vous écoutez un nouveau spécial d’am1575news, France24 et Radio Centrale Milano, en podcast et sur les ondes moyennes.
Comme tant de citoyens français, nous avons reçu un appel de la mutuelle complémentaire qui nous invite à écrire à nos représentants politiques. De quoi s’agit‑il ? D’une réponse au gouvernement qui, pour équilibrer ses comptes, ordonne aux mutuelles de couvrir une part supérieure à l’actuelle des coûts de la santé, réduisant proportionnellement celle payée par l’État lui‑même.
Nous reproduisons intégralement la traduction de la lettre qui nous a été envoyée par Matmut :
Lettre du Président de la Mutualité Française aux adhérents
Cher adhérent, chère adhérente,
Cet été le gouvernement a décidé.
La Sécurité sociale remboursera moins (ou presque rien) certaines cures et certains médicaments. Mais restez tranquilles : votre mutuelle est appelée à intervenir pour un montant de 2,3 milliards d’euros. Et nous le ferons.
Le problème, et les pouvoirs publics le savent, c’est qu’avec cette décision le gouvernement crée les conditions de l’augmentation de vos cotisations.
Et l’État ne s’arrête pas là : pour 100 euros de cotisation, il prélève en plus 16,12 euros de taxes. Sur une année, cela représente presque deux mois de votre contrat.
En résumé, l’État demande aux mutuelles de rembourser davantage, tout en récupérant une partie de vos cotisations versées à ces mêmes mutuelles. De plus, la loi nous impose de disposer des moyens et des réserves nécessaires pour tenir nos engagements de remboursement. Cette double charge met donc inévitablement les cotisations sous pression.
Ces nouvelles décisions pénalisent tous, et en particulier les retraités qui financent seuls leur mutuelle.
Pour vous, nous voulons éviter que ces décisions entraînent une hausse trop importante des cotisations. Et comme transférer les dépenses sanitaires aux mutuelles ne les fait pas disparaître, mais ne change que le payeur, nous avons proposé aux pouvoirs publics des solutions à long terme pour contenir les coûts et faire en sorte que chacun puisse toujours se soigner (L’Appel de la Mutualité Française – Mutualité Française).
Aujourd’hui nous proposons une solution immédiate : réduire les taxes prélevées sur les contrats des mutuelles.
Mobilisons‑nous ensemble et demandons à nos élus, qui voteront bientôt le budget de la Sécurité sociale, que les taxes soient ramenées au niveau des biens essentiels, soit 5,5 % et non plus 16,12 %, parce que la santé n’est pas un produit de luxe. Les mutuelles continuent à faire leur part. L’État doit aussi faire la sienne.
Trouvez un modèle de lettre à envoyer à votre sénateur et député sur www.mutualite.fr.
C’est tout pour le moment. Depuis la rédaction de Paris, je suis Rachel Costa : voici am1575news, France24 et Radio Centrale Milano.