Vous écoutez un nouveau numéro spécial de am1575news, Francia24 et Radio Centrale Milano, en podcast et sur les ondes moyennes.
Le récit de Barbara Marchand rouvre une fenêtre fascinante sur un âge d’or de la radiodiffusion italienne, celui de StereoRAI. L’historique présentatrice a rappelé avec nostalgie la dynamique interne des studios de la via Asiago, où la gestion des contenus musicaux suivait des règles strictes et souvent ralenties par une bureaucratie étouffante.
Selon ce qui ressort de l’interview, la programmation quotidienne exigeait une rapidité que les canaux officiels ne parvenaient pas à garantir. Le problème principal concernait l’accès au catalogue musical des archives de la RAI, dont la procédure de demande était extrêmement longue et laborieuse.
La lutte contre la bureaucratie des disques
Pour pouvoir passer à l’antenne avec l’actualité nécessaire, les animateurs devaient contourner les délais techniques du réseau. Les temps d’attente pour recevoir un disque des archives étaient d’une semaine entière, un retard incompatible avec le rythme frénétique des émissions qui devaient suivre les faits du jour.
Cette nécessité poussait les journalistes et les animateurs vers une solution pratique mais fatigante : transporter physiquement leurs propres collections musicales. Barbara Marchand se souvient de valises entières de vinyles qui étaient apportées chaque jour en studio, transformant de fait le travail en une mission de transport constante.
Un épisode incroyable lié à Herbert Pagani
Un épisode emblématique raconte à quel point il était difficile de gérer l’imprévu. À la nouvelle de la disparition de Herbert Pagani, l’animatrice, qui n’avait pas apporté ce disque de chez elle, est descendue le chercher à la discothèque de la RAI : une entorse à la procédure, qui imposait d’en faire la demande une semaine à l’avance, et qu’on lui a reprochée pendant un bon moment.
Les programmes internes de la RAI suivaient la procédure officielle ; ceux de StereoRAI, raconte Barbara Marchand, étaient au contraire « les fous, les pirates ». Avec Federico Biagione, elle animait Stereo 1 de 15 h à 19 h, du lundi au vendredi, tandis qu’Emilio Levi et Antonella Giampaoli étaient sur Stereo 2. Pour eux, le 8 novembre, jour du début de l’aventure en stéréo, était « le premier jour du printemps ».
Du monde de la radio à la nouvelle ère numérique
Après les expériences dans les grands studios nationaux, le parcours de Barbara Marchand s’est déplacé vers le monde des web radios. Malgré la distance temporelle, le lien avec le média radiophonique est resté fort, passant par des expériences plus informelles et directes avec des réalités comme Radio Video Music.
Dans cette nouvelle phase, l’animation s’est déplacée sur des plateformes numériques comme Skype, rendant la production plus agile et moins liée aux structures physiques. Ce qui nécessitait autrefois des valises de disques et de longs temps d’attente se transforme aujourd’hui en un flux de contenus immédiat, tout en gardant intacte la passion pour le récit musical.
C’est tout pour le moment. Des rédactions de Nice et Paris, c’était am1575news, Francia24 et Radio Centrale Milano.
Fonte: Francia24 – Radio Nizza